Rendez-vous à 13h45 au parking du cros de casté - Roquebrune Cette séance se déroulera uniquement en début d'après midi
Cette session se déroulera au Parc du Cros de Casté - Roquebrune et nous ferons un aller -retour jusqu'au col de la Coupière.
Elle est réservée aux personnes pratiquants régulièrement l' activité.
Comme à l'accoutumée, nous commencerons par un réveil musculaire, suivi d'exercices pratiques. Cela se terminera par des étirements.
Nous ferons aussi quelques exercices de renforcement musculaire.
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Un récit à 4 mains : VINCENT et STEPHAN
Jour 1 : Vendredi 3 juillet
Départ aux aurores, enfin presque, 7h30 pour nos 21 randonneurs de Sainte-Agnès.
Première halte stratégique, la boulangerie de Pont de Clans. Officiellement un point de regroupement…officieusement un contrôle qualité des viennoiseries locales.
Nous arrivons à Auron en milieu de matinée, la troupe s’élance depuis l’office du tourisme pour une première randonnée qui va rapidement mettre tout le monde dans l’ambiance.
Le sentier démarre tranquillement, avant de se redresser sérieusement en direction du col du Blainon. Très vite, les discussions animées du départ laissent place à des échanges plus courts, ponctués de respirations. Le groupe s’étire, chacun trouvant son rythme. Les bavards deviennent méditatifs, les plus rapides prennent de l’avance, et les autres savourent la montée.
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Les paysages ne déçoivent pas : alpages ouverts, mélèzes clairsemés. Au col du Blainon, première pause bien méritée. Les sacs s’ouvrent, les barres de céréales prennent une dimension gastronomique et les photos se multiplient.
La progression se poursuit vers le col du Colombier. Le terrain devient plus ouvert, les 560 mètres de dénivelé commencent à se rappeler au bon souvenir des mollets, mais l’objectif approche, certains accélèrent pour finir avec panache, d’autres adoptent une version très personnelle du “rythme régulier”.
Arrivés au col du Colombier, la récompense est à la hauteur : panorama dégagé, sensation d’espace. C’est le moment des phrases cultes du randonneur : “Franchement, ça valait le coup !” ou encore “La descente va être tranquille…” (ce qui reste à discuter…).
La descente s’engage en direction du lac des Prés. Elle nous réserve une petite surprise : nous empruntons une portion du sentier VTT de descente, les remontées mécaniques étant fermées. Et là, changement de style. Entre les virages serrés, les petits obstacles et les passages techniques, chacun révèle sa personnalité : les prudents assurent, les audacieux improvisent, et quelques-uns semblent découvrir des talents cachés… ou des limites très claires. Disons que la montagne s’est bien divertie.
En bas des pistes, pause rafraîchissement, les serveurs rivalisent de bonne humeur. Les boissons fraîches arrivent à point nommé, et déjà les récits de la descente prennent une tournure légèrement héroïque.
Direction ensuite notre hébergement : le Rabuons à Saint-Étienne-de-Tinée. Une adresse pleine de charme aux accents martiniquais. Féfé et son équipe nous accueillent chaleureusement, ambiance conviviale. Répartition des chambres, et là… surprise ! Sur classement pour presque tout le monde. (Oui, “presque”, car il faut bien un peu de suspense pour animer les discussions du soir.).
L’apéro offert par le village vacances et le dîner viennent conclure cette première journée en beauté : un repas de qualité, largement au-dessus des attentes.
Bilan de la journée : 10 km, 560 m de dénivelé, quelques litres de sueur, beaucoup de rires. Le séjour commence fort…
Jour 2 : Samedi 4 juillet
Réveil au Rabuons avec une vérité qui s’impose à tous : les jambes ont pris la parole pendant la nuit. Certains descendent les escaliers avec une élégance toute relative, d’autres redécouvrent des muscles dont ils ignoraient l’existence. Mais après un solide petit-déjeuner, les visages se détendent, l’énergie revient….
8h30 point de briefing, le groupe des BouqueCham prend la direction de Saint-Dalmas-le-Selvage, la route du col de la Moutière, départ de la randonnée à la balise 57. Le décor change immédiatement : ambiance plus sauvage, loin de la station touristique d’Auron.
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L’objectif du jour est ambitieux : le col de la Braïssa (2599 m), puis pour les plus motivés, la tête de Sanguinière culminant à 2856 m.
La montée commence progressivement, mais très vite, le sentier s’élève et chacun retrouve ses marques : respiration calée, pas réguliers, pauses stratégiques… et quelques regards vers le sommet, histoire de vérifier qu’il ne s’éloigne pas.
Le paysage, lui, devient grandiose. Les alpages laissent place à un univers plus minéral.
Au col de la Braïssa, première grande récompense. Vue dégagée, sensation d’altitude, et la satisfaction d’avoir déjà bien mérité la pause.
Pour une partie du groupe, l’aventure continue en direction de la tête de Sanguinière. Là, on change de catégorie : le terrain devient plus exigeant, plus rocailleux. Les pas sont plus mesurés, et une fois au sommet, le spectacle est total : panorama à 360°.
La descente s’amorce ensuite, avec prudence dans les premiers passages techniques. Puis, au fil des mètres le terrain redevient plus accueillant. C’est là qu’intervient l’un des moments les plus mémorables de la journée : l’expérience “marche pieds nus” lancée par Hélène et Nathalie (après avoir fait la rencontre d’un étrange bipède des montagnes).
Chaussures à la main, elles s’engagent avec enthousiasme… et une certaine bravoure sur le sentier. Entre herbe douce, cailloux un peu moins accueillants, l’expérience oscille entre moment de liberté absolue et défi sensoriel inattendu. Le reste du groupe observe, amusé, partagé entre admiration et soulagement d’avoir gardé ses chaussures.
La fin de la descente se fait dans la bonne humeur, les anecdotes fusent déjà, et chacun commence à mesurer la richesse de cette journée. Les 10 kilomètres sont bien là, les 886 mètres de dénivelé aussi. (Vincent)
Le groupe des marmottes a pris le départ du hameau de Bousieyas, 1960m. (Stephan.)
A partir de ce point la destination est aujourd'hui la Tête de Vinaigre à 2394 m. Aller-retour par le col de la Colombière. Grand beau temps avec quelques nuages bourgeonnants en milieu de journée. Dès le départ nous apercevons un sommet élevé qui semble de prime abord hors de portée de notre petit groupe. Une construction de type fortin trône tout en haut et paraît bien inaccessible pour l'instant. Et pourtant, peu à peu, l'improbable finit par se rapprocher, par une piste tout d'abord, puis un beau chemin en sous-bois ombragé, et enfin par une zone de pâturages d'altitude où paissent des brebis sous l'œil affûté d'un grand chien noir. Les béliers sont dans un enclos à part. Nous montons régulièrement vers le col de Colombière. Le paysage devient de plus en plus minéral. Au loin sur la gauche le massif du Mercantour- Argentera se dresse comme une muraille tandis que plus au sud le Mont Mounier étire son profil si particulier sur fond de ciel d'été́. Après une pause au Col de Colombière durant laquelle nous discutons avec un randonneur solitaire parti du Lac Léman il y a 2 mois et à destination de Menton ! Le monde est petit sur les chemins de grande randonnée. Nous nous engageons en file indienne sur le sentier pierreux qui zigzague jusqu'au sommet de la Tête de Vinaigre. Longue procession où chacun monte à son rythme en sentant peu à peu le paysage s'ouvrir devant ses yeux, jusqu'à ressentir cette vision à 360 degrés tout autour de soi. Spectacle grandiose et vue plongeante sur la Vallée de la Tinée. Moment magique de communion et plaisir partagé d'être tous arrivés là.
De retour au Rabuons en fin d’après-midi, avec le rituel désormais bien rodé : chaussures abandonnées, douches bien méritées, et récupération plus ou moins active.
La troupe se retrouve à l’apéro (Merci et bon anniversaire Sophie MAGGI), quelques boissons alcolo-énergisantes, avec son lot d’histoires revisitées (la marche pieds nus prenant déjà une dimension presque légendaire). Les rires résonnent.
Jour 3 : Dimanche 5 juillet
Troisième jour du séjour, aujourd’hui, quelques randonneurs viennent nous rejoindre à la journée pour partager notre aventure.
Après les deux premières journées pour les BouqueCham, direction Bousieyas pour une nouvelle randonnée en altitude. Le programme est alléchant : la Cime de la Blanche à 2534 mètres, avec un itinéraire qui promet de beaux paysages et quelques passages où il faudra garder les yeux ouverts.
Le départ se fait tranquillement depuis Bousieyas, petit hameau perché dans un décor magnifique. Le sentier s’élève d’abord en direction du col de Colombart par un itinéraire bien balisé. La montée se fait dans un cadre superbe, entre alpages, reliefs sauvages et grands espaces. Chacun avance à son rythme, mais le groupe a trouvé son fonctionnement : les plus rapides ouvrent la voie, les plus sages profitent du paysage… et tout le monde finit par se retrouver au bon moment pour les pauses.
Au col de Colombart, première récompense de la journée. Le panorama s’élargit et donne déjà un avant-goût de ce qui attend les randonneurs plus haut.
La randonnée se poursuit ensuite sur le GR56, direction le col de l’Alpe puis le col de la Blanche. Ce passage offre une belle traversée en altitude, avec cette sensation particulière d’évoluer dans un décor où la montagne semble ne jamais finir. Les kilomètres s’enchaînent, le dénivelé aussi. Les discussions reprennent dès que la pente se calme.
L’arrivée vers la Cime de la Blanche récompense largement les efforts consentis. À 2534 mètres, le groupe profite d’un joli panorama sur les sommets environnants. Le pique-nique prend alors une saveur particulière, la montagne a ce talent de transformer les petits plaisirs en grands moments.
La descente ramène la troupe par le col de la Colombière. Un passage plus technique nous , avec un petit secteur vertigineux nécessitant un pied sûr et un peu de concentration. À cet endroit, chacun range momentanément son humour au fond du sac pour se transformer en montagnard appliqué. Les regards se portent davantage sur le sentier que sur le vide… une excellente technique pour continuer à avancer sereinement.
Une fois ce passage franchi, la bonne humeur revient rapidement.
Au total, la journée aura représenté 17 kilomètres et 865 mètres de dénivelé positif. Une belle étape, plus longue que les précédentes, qui confirme la forme du groupe et l’esprit de cette semaine : marcher beaucoup, admirer encore plus, et surtout partager de bons moments.(Vincent)
Le groupe des marmottes prend la direction de Saint Dalmas le Selvage, 1480 m. (Stephan).
Notre destination aujourd'hui est le Col d' Anelle 1731 m et le Tour du Bois d' Anelle. Le chemin emprunte une partie du GR5. Départ donc de St Dalmas le Selvage, village typique de cette région montagneuse avec ses maisons de bois et de pierre et ses églises typiques avec leur clocher lombard. Un des villages les plus au nord des Alpes Maritimes avec sa route qui mène à Barcelonette, reliant ainsi la Tinée à l'Ubaye. Un site de passage historique. Pour aujourd'hui nous restons autour du village en empruntant des sentiers d' estive à travers des bois et des sous-bois ombragés et moussus à souhait. Un vrai paradis pour les fleurs et les sources qui coulent en abondance. Forêt de pins, de chênes et de bouleaux principalement, avec notamment une fleur de montagne typique de ces Pré-alpes du Sud: l'Ancolie de Bertolloni. Une fleur vivace endémique de cette région et d'une couleur bleue tout-à-fait particulière. (Voir photo).
C'est donc dans cette ambiance fortement marquée par les estives et la vie en altitude autrefois que nous entamons notre randonnée. D'abord sur une piste forestière, la forêt est toujours exploitée, puis par des sentiers plus secrets à travers bois anciens, vieux arbres moussus, et fleurs rares des montagnes. Parfois le paysage s'ouvre à la faveur d'un plateau herbeux ou d'une faille rocheuse pour reprendre de plus belle en serpentant entre les arbres et les rochers en belvédère. Marche silencieuse sur les herbes et les aiguilles de pins, , odeur de champignons dans l'air, la descente vers le Col d'Anelle est particulièrement douce et agréable. Arrivés sur le plateau, un grand abreuvoir taillé dans un tronc d'arbre nous offre toute sa fraîcheur. Déjeuner sur l'herbe au bruit de l'eau qui coule. Puis reprise pour le Tour du Bois d'Anelle. Un enchantement de forêt ancienne avec son passé et ses mystères. Nous sommes sous le charme. Soudain une grande clairière s'ouvre abruptement au sud sur la Tinée et ses sommets nous donnant une impression de marcher en apesanteur. Vue plongeante et léger vertige qui attire le pas et le regard. Bientôt dans la descente, des fermes et des granges d'alpage en bois de mélèze pour stocker autrefois les foins d'hiver se dressent cà-et-là. Certaines devenues jolies demeures d'estive à présent.
Retour au village pour un pot mémorable au bar sous la tonnelle, avec entre autres clafoutis au pêches et sirop Gambetta. Une belle découverte !
Pour toute la troupe direction le Rabuons. Les jambes commencent à accumuler les kilomètres, mais les souvenirs, eux, s’accumulent encore plus vite. Et ce soir encore, autour de l’apèro (merci Suzanne et Hélène), les récits de la journée ne manquent d’être légèrement améliorés… comme toute bonne aventure de randonnée.
Jour 4 : Lundi 6 juillet
Fin du séjour, mais pas question de lever le pied. Les deux groupes sont à nouveau réunis pour profiter ensemble d’une ultime randonnée avant le retour à la réalité quotidienne. Une belle occasion de terminer ce séjour sur une note sauvage, le vallon de Roya.
Ici, pas de foule ni de grands rassemblements de randonneurs. Le calme de la montagne, avec pour seuls compagnons le chant des oiseaux et, parfois, quelques discussions animées du groupe qui rappellent que même au milieu des grands espaces, la convivialité reste notre meilleur équipement.
Le départ nous emmène à la découverte du vallon de Roya, un itinéraire qui dévoile progressivement toute la beauté du secteur. Le sentier remonte tranquillement ce vallon préservé jusqu’au Trou des Corneilles, objectif de cette première partie. Le paysage est remarquable, des reliefs imposants et cette sensation agréable d’être un peu à l’écart du monde.
Tout au long de la montée, les regards se tournent vers les sommets environnants, notamment la majestueuse barre nord du Mont Mounier et le mont Rougnous, qui dominent le paysage.
La suite de la randonnée nous fait découvrir le circuit de Baudric. Un parcours varié qui alterne passages au pied des falaises et portions plus douces sur d’anciens terrains agricoles. Le sentier traverse un paysage marqué par l’histoire des lieux, avec les anciennes granges qui témoignent d’une époque où ces terres étaient encore largement exploitées.
Ces vestiges donnent une dimension particulière à la randonnée, on ne marche pas seulement dans un décor magnifique, on traverse aussi la mémoire d’un territoire et le quotidien des anciens habitants de la montagne.
Le groupe avance tranquillement, profitant de cette dernière sortie ensemble. Les kilomètres défilent, les conversations aussi, avec déjà quelques souvenirs des jours précédents qui reviennent : les sommets gravis, les descentes techniques, la fameuse marche pieds nus d’Hélène et Nathalie… autant d’histoires qui vont certainement continuer à circuler bien après le retour.
La descente nous ramène progressivement vers le village de Roya, point final de cette belle randonnée. Une dernière boucle, une dernière vue sur ces montagnes que nous avons parcourues durant quatre jours, et le sentiment d’avoir bien profité de chaque instant.
Puis vient le moment du retour vers la vie quotidienne. Mais avant de refermer définitivement la parenthèse, impossible de passer à côté d’un rituel désormais incontournable : l’arrêt à notre point de regroupement favori, la boulangerie de Pont de Clans.
Après les efforts du séjour, les viennoiseries reprennent naturellement leur rôle essentiel : celui de récompense officielle. Un dernier rafraichissement, quelques douceurs, beaucoup de sourires… et déjà les premières évocations d’un prochain séjour. (Vincent)
Bilan de cette aventure à Saint-Étienne-de-Tinée : des kilomètres parcourus, des sommets gravis, quelques courbatures apprivoisées, mais un séjour placé sous le signe de la montagne, de l’amitié et de cette bonne humeur qui accompagne toujours les meilleurs souvenirs.